Le mot du Président

‟ L’aménagement numérique est devenu une nécessité absolue pour l’attractivité et le développement des territoires ruraux. Il en va de leur survie.

Avec la prise en charge des zones denses par l’opérateur historique, dans le cadre de l’Appel à Manifestations d’Intentions d’Investissement (zone AMII), la fracture numérique guettait nos territoires.

Devant cette situation inacceptable pour nos collectivités et nos administrés, les Départements se sont saisis du sujet en approuvant leurs Schémas Directeurs Territoriaux d’Aménagement Numérique (SDTAN), en 2011 pour l’Indre-et-Loire et en 2013 pour le Loir-et-Cher.

Dès 2014, le Syndicat Mixte Ouvert (SMO) Loir-et-Cher Numérique voyait le jour, sous l’impulsion de Maurice Leroy, alors président du Conseil départemental de Loir-et-Cher, pour déployer le haut et le très haut débit sur le territoire. Le SDTAN de Loir-et-Cher prévoyait alors un mix technologique FTTH / montée en débit / inclusion numérique.

Le SMO a connu une nouvelle destinée lorsque le Département d’Indre-et-Loire a décidé de le rejoindre en 2017. Devenu Val de Loire Numérique le 17 octobre 2017, il s’est doté d’une nouvelle ambition : la fibre optique pour tous, sur 100% des territoires hors zones AMII, y compris l’habitat isolé, d’ici 2022 au plus tard.

Ce déploiement, qui concerne 306 000 prises, se fera dans le plus strict respect de l’accès à tous au numérique avec un coût de raccordement identique, où que l’on se trouve sur le territoire.

La concurrence entre fournisseurs d’accès à internet permettra à chacun – entreprises, collectivités, particuliers, de bénéficier de débits de connexion de 100 à 1 000 Mbit/s à des coûts très intéressants.

Pour mener à bien cette révolution numérique, le conseil syndical du 12 décembre 2017 a confié à l’unanimité la Délégation de Service Public (DSP) concessive à l’entreprise TDF Fibre via la société de projet locale Val de Loire Fibre.

Ce déploiement représente un investissement de 490 millions d’euros, dont 89% sont pris en charge par le délégataire, contre les 30% attendus au début de la consultation. Soit 144 millions d’euros d’économie pour les collectivités locales par rapport aux plans de financement initiaux.

Il se fera dans une logique de filière en faisant appel à des entreprises locales (80 000 heures de formation prévues) et dans un souci d’insertion (140 000 heures dégagées).

La mise en œuvre de cet ambitieux programme est possible grâce à l’engagement du concessionnaire, TDF, mais aussi grâce aux financeurs publics : l’Europe, l’État, l’Agence du Numérique, la Région Centre-Val de Loire, les Départements de l’Indre-et-Loire et de Loir-et-Cher et les communautés de communes ou d’agglomération..

Que chacun soit chaleureusement remercié pour son implication dans cette opération incontournable pour l’avenir de nos territoires.”

 Bernard PILLEFER, Président de Val de Loire Numérique